Le colloque intitulé « Menaces transfrontalières à la sécurité » a eu lieu le 26 février 2015 à Tunis et a porté sur les idées suivantes :Le colloque intitulé « Menaces transfrontalières à la sécurité » a eu lieu le 26 février 2015 à Tunis et a porté sur les idées suivantes :

L’instabilité continuelle au Moyen-Orient a entraîné un grand changement dans les paradigmes des menaces sécuritaires djihadistes. Alors que dans le passé les organisations djihadistes mondiales décentralisées – comme Al-Qaïda – constituaient le centre d’intérêt principal des Etats, elles profitent aujourd'hui de l’instabilité continue afin de muter en organisations régionalistes, dépassant souvent les frontières reconnues des pays, à l’instar de l'Etat Islamique. Ainsi, des initiatives devront être prises  à l’échelle nationale et internationale, grâce à l'adoption de stratégies de déradicalisation, afin de combattre et contenir la menace des groupes djihadistes et la montée des extrémismes locaux. 

Le colloque a réuni  des universitaires arabes et occidentaux, des décideurs politiques, des journalistes, et des représentants d'organisations non gouvernementales pour discuter de la nature, du rôle, et de l'évolution de ces menaces transnationales. Il fut également question des réponses internationales et régionales ainsi que des réformes du secteur de la sécurité et des programmes de radicalisation pour contrecarrer ces menaces transfrontalières. Le colloque a également traité la dimension politique du conflit, en abordant le rôle des acteurs arabes et internationaux dans le déroulement du conflit ainsi que dans sa résolution.

Programme

9:00 - 9:15          

Allocution de bienvenue 

9:15 - 10:30        

De la guerre de mouvement à la guerre de positions
Cette réunion-débat d'ouverture donnera le ton de la conférence en diagnostiquant comment le djihadisme est-il passé du jihad mondial (Al-Qaïda) au djihad territorialisé  transfrontalier (L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), Egypte, Libye, Tunisie, Algérie).

Quel est le rôle des entités paramilitaires, des organisations terroristes et des «groupes de résistance" dans les conflits transfrontaliers? Comment ces conflits changent-ils le comportement et la position de ces groupes? Comment les groupes paramilitaires se transforment-ils en armées régulières?

10:30 - 10:45    

Pause café 

Le reste des séances sera consacré aux réponses nationales, régionales, et internationales. 

10:45 - 12:15    

La coopération en matière de sécurité régionale à travers les frontières
Comment les pays ont-ils réagi aux menaces de sécurité au niveau des frontières? Quelles mesures ont été prises concernant le contrôle des armements et de la stabilité en Afrique du Nord? Serait-il possible d’établir un cadre de sécurité à l'échelle du Golfe? Quel est le rôle joué par les groupes paramilitaires comme les peshmergas en Irak, en Turquie et en Syrie dans les territoires contestés ?

12:15 - 1:15    

Déjeuner au Rez-de-chaussée

1:15 - 2:30    

La réforme du secteur sécuritaire
Comment améliorer la coopération entre les différents organes sécuritaires tels la  police, l'armée et la Garde nationale ? Que peut-on apprendre des tentatives avortées dans ce domaine telles la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) en Irak ou encore de celui au sein du Gouvernement régional du Kurdistan ?

2:30 - 2:45    

Pause café

2:45 - 4:15    

Nouveaux paradigmes de lutte contre la radicalisation
Cette réunion-débat tentera d’évaluer les programmes et les approches de déradicalisation dans les mondes Arabe et Occidental: Quelles sont leurs limites et leur aptitude dans le contexte actuel? Comment construire des coalitions contre la radicalisation à l’aide de la société civile, les médias, les institutions religieuses, le gouvernement, les collectivités locales ?

4:15 - 4:30    

Pause café

4:30 - 5:30    

Clôture: Le besoin de solutions politiques
La dimension politique des conflits est au cœur des menaces de sécurité. Cette table ronde abordera les griefs des groupes politiques et leur impact sur le sectarisme et la radicalisation, ainsi que le rôle des acteurs arabes et internationaux (pays, OTAN, ONU) et des politiques dans la résolution ou la perpétuation du conflit.

Intervenants

Alaya Allani, historien et chercheur, Université de la Manouba

Usama Butt, directeur de l’Institut des Affaires Islamiques Stratégiques 

Ahmed Driss, directeur du Centre des Etudes Méditerranéennes et Internationales

Georges Fahmi, chercheur visiteur, Centre Carnegie pour le Moyen-Orient

Chehrazade Ben Hamida, vice-président, Observatoire Tunisien de la Sécurité Globale

Lina Khatib, directrice du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient

Haydar El Khoei, chercheur associé, Chatham House

Mohammed Masbah, chercheur non-résident, Centre Carnegie pour le Moyen-Orient

Hamza Meddeb, chercheur non-résident, Centre Carnegie pour le Moyen-Orient

Marc Pierini, chercheur visiteur, Centre Carnegie Europe 

Cheikh Mohammed Abdul Wahab Rafiki, cecrétaire général adjoint du parti de la renaissance et de la vertu

Yezid Sayigh, cirecteur adjoint principal, Centre Carnegie pour le Moyen-Orient

Lina Sinjab, editeur régional pour le Moyen-Orient, BBC News

Wladimir Van Wilgenburg, journaliste, Al Monitor, La Fondation Jamestown